Sellpy est une application de seconde main qui prend en charge la vente de vêtements : le vendeur envoie un sac, la plateforme photographie, publie et expédie. L’application mobile existe sur iOS et Android, mais l’expérience varie fortement selon le système d’exploitation et le pays d’utilisation.
Sur l’App Store français, la note stagne à 3,7 sur 5 pour environ 135 avis. Sur Google Play, l’application affiche 4,6 sur 5 pour plus de 4 700 avis vérifiés et plus de 500 000 téléchargements.
Note Sellpy sur Google Play vs App Store : un écart révélateur
Cet écart entre iOS et Android ne tient pas au hasard. La base d’utilisateurs Google Play est majoritairement scandinave, marché historique de Sellpy où le service est rodé depuis plus longtemps. Les acheteurs et vendeurs suédois disposent d’options de livraison locales mieux intégrées, ce qui réduit mécaniquement les frictions liées à l’expédition.
Sur l’App Store français, les retours pointent des problèmes différents. Plusieurs avis mentionnent des filtres de recherche insuffisamment précis, l’impossibilité de trier par style vestimentaire, et des photos trop sombres sur les vêtements noirs. Un avis résume le décalage : « Beaucoup de potentiel mais encore du travail. »
Un autre utilisateur iOS qualifie l’application de « codée avec les pieds ». Le vocabulaire est brutal, mais il traduit une frustration récurrente : des lenteurs au chargement des fiches produits et des crashs ponctuels lors de la navigation dans le catalogue.

Bugs récurrents signalés par les utilisateurs Sellpy
Les avis collectés sur Trustpilot, l’App Store et Google Play dessinent un portrait assez net des dysfonctionnements. Trois catégories de bugs reviennent régulièrement.
- Problèmes de paiement côté vendeur : plusieurs utilisateurs rapportent n’avoir jamais reçu l’argent de leurs ventes, même après que les articles ont été vendus. Les commissions et frais d’annonce absorbent parfois la totalité du montant dû.
- Incohérences dans les descriptions produit : des articles reçus ne correspondent pas aux photos publiées par la plateforme. Des cas de contrefaçon sont signalés, avec des tailles erronées et un état réel inférieur à celui annoncé.
- Navigation instable sur iOS : chargements longs, retours en arrière qui réinitialisent la recherche, et absence de sauvegarde des filtres appliqués. Ces irritants poussent certains utilisateurs à basculer sur le site web plutôt que l’application.
Ces bugs ne sont pas anecdotiques. Sur Trustpilot, la note globale de 3,7 sur 5 reflète un volume significatif de retours négatifs portant sur ces mêmes points. Les problèmes de versement des gains sont le grief le plus fréquent parmi les vendeurs francophones.
Mise à jour Sellpy 2026 : amélioration de la fluidité sur Android
La fiche Google Play mentionne une mise à jour récente axée sur la performance. Le changelog parle d’une « expérience plus fluide et plus fun », ce qui correspond à un travail sur les temps de chargement et la réactivité de l’interface.
Cette amélioration semble avoir porté ses fruits sur Android, où la note reste élevée. En revanche, aucun changelog équivalent n’a été documenté côté iOS pour le marché français. Le décalage de mise à jour entre les deux plateformes explique en partie pourquoi les utilisateurs iPhone rapportent davantage de lenteurs.
Ce que la mise à jour ne corrige pas
Les problèmes structurels liés au modèle économique (opacité de l’algorithme de prix, frais d’annonce cumulatifs, absence de contrôle du vendeur sur le tarif) ne relèvent pas d’un correctif technique. Un utilisateur peut avoir une application parfaitement fluide et découvrir que ses ventes n’ont rien généré à cause de la structure des commissions.
L’application affiche correctement les ventes réalisées, mais le détail des frais d’annonce reste peu lisible dans l’interface. Plusieurs vendeurs découvrent après coup que leurs gains sont intégralement absorbés par les frais de publication des articles non vendus.

Sellpy côté acheteur : qualité des photos et fiabilité des annonces
L’expérience acheteur repose sur la confiance dans les visuels. Sellpy photographie les articles en interne, ce qui devrait garantir une certaine homogénéité. Dans la pratique, les retours signalent deux limites.
Les vêtements de couleur sombre sont difficiles à évaluer sur les photos. La matière, la texture et l’usure réelle n’apparaissent pas toujours. Un avis App Store suggère d’ajouter une photo rapprochée de la matière, ce que la plateforme ne propose pas encore systématiquement.
Le second problème concerne la conformité. Des acheteurs ont reçu des articles dont la taille ne correspondait pas à l’étiquette ou dont l’état différait nettement des photos. Dans les cas les plus graves, des contrefaçons ont été signalées. Sellpy ne dispose pas d’un système d’authentification pour toutes les marques, ce qui laisse passer certains articles douteux.
Alternatives de livraison et coût perçu sur l’application
Parmi les retours utilisateurs, le coût de livraison revient comme un frein majeur. Plusieurs avis mentionnent Colissimo comme seule option disponible en France, avec des tarifs jugés élevés pour des articles d’occasion à petit prix.
- Les utilisateurs scandinaves bénéficient de partenariats locaux avec des transporteurs moins coûteux, ce qui améliore leur perception globale du service.
- En France et en Belgique, l’absence de solutions comme Mondial Relay ou les points relais Chronopost limite l’attractivité pour les achats de faible valeur.
- Le coût de livraison peut dépasser le prix de l’article lui-même, rendant l’achat irrationnel sur le plan économique.
Cette contrainte logistique n’est pas un bug à proprement parler, mais elle dégrade l’expérience utilisateur de manière tangible. L’application ne propose pas de simulateur de frais de port avant l’ajout au panier, ce qui génère des abandons de commande.
L’application Sellpy fonctionne mieux sur Android que sur iOS, notamment grâce aux mises à jour récentes ciblant la fluidité. Les irritants techniques (filtres limités, photos insuffisantes, navigation instable sur iPhone) restent présents. Le problème le plus structurel n’est pas technique mais économique : la lisibilité des frais et la transparence sur les gains réels du vendeur déterminent davantage la satisfaction que la vitesse de chargement d’une page.

